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- Lubuaku : un village sacrifié à l’ombre des barrages d’Inga
- Niché au cœur des collines verdoyantes de la région d’Inga, le village de Lubuaku semble hors du temps. Ses maisons en briques de terre rouge, aux toits rouillés, s’alignent le long d’un sol poussiéreux. Le décor est paisible en apparence, mais derrière cette tranquillité se cache une réalité douloureuse : celle d’une population qui s’en va, faute de conditions de vie décentes.
- Lubuaku, c’est ce village oublié où l’exode rural est devenu une évidence. Les habitants partent les uns après les autres, poussés par l’absence de tout : pas d’hôpital, pas d’école, pas d’électricité. Et pourtant, ce village est bien plus qu’un simple hameau rural. Ses habitants sont des ayant droit : ce sont leurs terres qui ont été cédées — parfois sans réelle compensation — pour permettre la construction des grands barrages Inga I et II, censés alimenter en électricité non seulement la RDC, mais une grande partie de l’Afrique.
- Ironie du destin : ceux qui ont donné la terre n’ont jamais reçu la lumière. Tandis que les turbines tournent à quelques kilomètres de là, Lubuaku reste plongé dans le noir, abandonné par les politiques publiques et oublié dans les promesses du développement.
- Face à ce constat, un groupe de jeunes journalistes s’est rendu sur le terrain. Ils ont parcouru les ruelles désertes du village, discuté avec les rares familles restées, écouté leurs récits mêlés de résignation et d’espoir. Ils ont vu les enfants assis devant des maisons s ans école, des femmes préparer les repas sans eau courante, et des hommes partir à la recherche d’un avenir ailleurs.
- Leur présence a permis de documenter une injustice profonde : celle d’une communauté sacrifiée au nom du progrès, mais tenue à l’écart de ses fruits.
- Aujourd’hui, Lubuaku n’attend pas la charité. Il réclame simplement ce qui lui revient de droit : l’accès aux services de base, à la lumière, à la santé, à l’éducation. Il est temps que les voix de ce village soient entendues, que les promesses faites soient tenues, et que la lumière d’Inga éclaire enfin ceux qui l’ont rendue possible.
Niché au cœur des collines verdoyantes de la région d’Inga, le village de Lubuaku semble hors du temps. Ses maisons en briques de terre rouge, aux toits rouillés, s’alignent le long d’un sol poussiéreux. Le décor est paisible en apparence, mais derrière cette tranquillité se cache une réalité douloureuse : celle d’une population qui s’en va, faute de conditions de vie décentes.
Ironie du destin : ceux qui ont donné la terre n’ont jamais reçu la lumière. Tandis que les turbines tournent à quelques kilomètres de là, Lubuaku reste plongé dans le noir, abandonné par les politiques publiques et oublié dans les promesses du développement.
Face à ce constat, un groupe de jeunes journalistes s’est rendu sur le terrain. Ils ont parcouru les ruelles désertes du village, discuté avec les rares familles restées, écouté leurs récits mêlés de résignation et d’espoir. Ils ont vu les enfants assis devant des maisons s
ans école, des femmes préparer les repas sans eau courante, et des hommes partir à la recherche d’un avenir ailleurs.
Leur présence a permis de documenter une injustice profonde : celle d’une communauté sacrifiée au nom du progrès, mais tenue à l’écart de ses fruits.
Aujourd’hui, Lubuaku n’attend pas la charité. Il réclame simplement ce qui lui revient de droit : l’accès aux services de base, à la lumière, à la santé, à l’éducation. Il est temps que les voix de ce village soient entendues, que les promesses faites soient tenues, et que la lumière d’Inga éclaire enfin ceux qui l’ont rendue possible.


